Pourquoi l’Italie et pas le monde entier ?

Pourquoi l’Italie et pas le monde entier ?

17/12/2019 2 Par Arzu

Je ne rêve pas de parcourir le monde entier, mais seulement l’Italie.

Je voyage 9 fois sur 10 en Italie depuis 2009, et c’est un choix. J’aurais pu voir tellement d’autres pays tous différents les uns des autres depuis toutes ces années, je te l’accorde… mais tu sais quoi ? Il me manquait l’envie.

J’ai toujours préféré l’Italie à ailleurs et je ne regrette pas cette obsession parce que c’est ce que je referais (et refais) sans hésiter si je devais tout recommencer.

Et c’est même mon deuxième objectif une fois que j’aurai visité les 3 régions italiennes qui me restent à découvrir. Vadrouiller encore et encore dans toutes les régions, provinces, villes et villages du Bel Paese avec pour seul et unique but de tout voir et revoir à l’infini.

 

Mais pourquoi l’Italie et pas le monde entier ?

 

L’Italie parce que la langue de Dante, la plus belle au monde*

Je ne remercierai jamais assez mon prof de lycée qui m’a transmis sa passion pour l’italien parce que je ne sais vraiment pas ce que serait ma vie sans elle.

Tout est beau et poétique en italien, même quand je dis à quelqu’un, littéralement, de ne pas me prendre par le cul. C’est cette langue qui chante, qui me fait du bien au cœur et à la tête et qui me fait sourire bêtement dès que je l’entends que j’ai aimée avant tout.

Je suis allée en Italie seulement pour apprendre à parler italiano comme les Italiens, pas pour voyager. Puis le pays a été un coup de foudre.

(*je refuse toute discussion à ce sujet)

 

L’Italie parce que c’est un musée à ciel ouvert, une gigantesque carte postale

C’est le plus beau pays au monde** avec le plus riche patrimoine culturel, naturel et historique.

Villes modernes et historiques, villages médiévaux, parcs nationaux, paysages à couper le souffle, mer, montagne, tout y est.

Je reste toujours sans voix en observant l’art italien qui retrace les chefs-d’œuvre des plus grands peintres et sculpteurs que j’ai étudiés. Et c’est l’architecture italienne propre à elle qui me fait fondre, de Milan à Venise, de Florence à Naples, en passant par les Pouilles et les îles.

C’est en Italie que j’ai commencé à sortir de chez moi dès que je m’ennuyais pour prendre l’air. Au lieu de rester devant mon ordinateur, la télé ou mon portable comme je faisais en France, j’allais me perdre dans les dédales de rues ou de ruelles et sur les places des villes où je vivais ou que je visitais, à la découverte de toutes ses merveilles, à observer le chaos organisé et à me sentir bien. Comme jamais auparavant.

Il y a toujours quelque chose à voir, du nord au sud, de l’est à l’ouest de la Botte, sur les îles. Mes yeux brillent à chaque fois que j’arpente les rues et les larmes me montent dès que l’émotion est trop forte.

Chaque région, chaque ville est unique. J’ai beau les voir et les revoir sans arrêt, de nouvelles sensations apparaissent à chaque fois parce que c’est toujours la première fois dans mon coeur.

(**je refuse à nouveau toute discussion à ce sujet)

 

 

L’Italie parce que la bouffe

J’ai découvert une explosion de saveurs avec l’huile d’olive, les herbes, la pizza, la pasta, le fromage. Tout ce que je détestais avant et que je refusais de manger chez mes parents (oui oui oui).

C’est en Italie que j’ai fait tout ce que je ne faisais pas (ou voulais/n’arrivais pas à faire) en France, et j’ai donc naturellement appris à manger : en goûtant, et surtout, en voulant tout essayer de moi-même, sans que quelqu’un me force à manger tel ou tel aliment et… je me suis alors rendu compte de tout ce que j’avais raté de la vie auparavant !

 

L’Italie parce qu’elle me rappelle la Turquie…

…et c’est la première chose que mes parents m’ont dite en venant me rendre visite en Italie. C’est aussi ce que me disent les Italiens du Sud qui sont déjà allés en Turquie et une amie de Salerne ayant vécu à Istanbul.

J’ai moi-même assez rapidement compris que ce que j’aime aussi en Italie, c’est que c’est la Turquie mais en mieux. Parce que l’Italie, c’est à la fois le calme complet dont j’ai besoin de par ma nature et le bordel total dont j’ai envie et qui me rappelle mon sang turc.

Parfois, je me sens carrément en Turquie en observant les similitudes entre les deux cultures, les deux cuisines et les deux peuples, leur manière de parler, de gesticuler, de concevoir la vie, la famille, la religion… mais c’est beaucoup mieux parce que j’entends, je parle, j’écris, j’écoute, je respire et je vis italien.

 

L’Italie parce que son odeur

Tous les pays ont une odeur. Dès je mets un pied en Italie, que je respire l’air italien, je me sens instantanément bien.

C’est une sensation inexplicable parce que ça ne dure que quelques secondes, le temps que mon cerveau et mon cœur s’imprègnent de l’atmosphère qui y règne alors que je viens juste de débarquer dans un endroit glauque comme une gare routière à 5 heures du matin.

Mais je ressens son odeur unique, j’oublie tout et je redeviens moi-même parce que l’Italie entre en moi.

 

 

L’Italie parce que la vie

C’est le soleil, le ciel bleu, des paysages idylliques, la bonne bouffe, le calme et le chaos en même temps, la plus belle langue qui te fait du bien aux oreilles, le peuple le plus généreux, le plus gentil et le plus bienveillant.

Les Italiens sont maîtres de l’art de vivre. Ils respirent la vie comme aucun autre peuple, sans se poser de questions, sans se soucier de rien ni du regard de personne.

L’Italie, c’est se promener sans aucune raison, passer ses soirées, ses week-ends à se retrouver en famille et entre amis en terrasse ou tout simplement sur le perron d’une église, sur un banc. À prendre l’apéro, à rire, à discuter de tout et de rien, à faire 36 fois le tour d’une rue, d’une place, à ne rien prendre au sérieux mais à prendre le temps de tout.

Du coup, je m’inspire de leur joie de vivre qui est contagieuse et je les observe discuter, ou plutôt parler l’un sur l’autre, avec les mains, les yeux, les sourires, les éclats de rire et plus qu’un spectacle, c’est toujours un coup de foudre pour moi.

 

 

L’Italie parce que je m’y sens chez moi

L’Italie, c’est la vie. Mais c’est surtout ma vie.

Je m’y suis construite petit à petit et c’est grâce à elle que je suis ce que je suis, que je me suis encore plus affirmée et ouverte aux autres, que je suis moins timide, que je me fous encore plus du regard et de l’avis des autres, que j’ai appris à manger sans me rendre malade.

C’est grâce à elle que je fais ce que je fais parce que c’est en Italie que j’ai eu le courage de faire tout ce que je n’osais pas en France, des trucs tout cons comme : déménager et changer de villes et d’apparts comme de chemises ; travailler ; parler une langue étrangère du matin au soir, tous les jours, sans jamais me lasser ; aller à la poste, à la banque ; parler aux gens ; faire mes courses ; aller payer mes factures ; trouver mon style vestimentaire au lieu d’acheter tout ce qui est à la mode ; aller au restaurant ou dans un café toute seule ; me promener, sortir marcher sans aucune raison ; commencer à courir et ne plus jamais m’arrêter ; voyager en solo, etc.

Je ne me suis jamais sentie aussi en sécurité qu’en Italie alors que tout le monde a en tête de pauvres clichés. Même quand un flic m’a demandé ce que je faisais toute seule en Sicile et si j’avais pas peur. Même lorsque j’ai appris en discutant avec une mamma à Capri qu’il y avait eu un règlement de compte dans les Quartiers Espagnols 2 heures après ma petite visite. Même quand un mec bourré a sorti un couteau dans le train de Palerme à Cefalù et a menacé de tuer tout le monde et que j’étais la seule nana du compartiment, à comprendre 1 phrase sur 3 en sicilien pendant l’embrouille pour calmer le mec et le virer du train. Même quand un inconnu me propose un passaggio et que j’accepte alors qu’il ne faut jamais monter dans la voiture des gens.

Parce que j’ai confiance en les Italiens, que je sais qu’ils feront tout pour m’aider, même quand je leur demande rien, et que s’ils n’y arrivent pas, ils demanderont à leur tour de l’aide pour ne pas me laisser tomber.

 

 

L’Italie, c’est le seul endroit qui m’apporte le plus de valeur, de bien-être et de bonheur. Moralement et physiquement.

C’est le pays qui me rend libre parce qu’une fois que j’y suis, je deviens encore plus sûre de moi que je ne le suis d’ordinaire, je me sens telle une superwoman capable de tout et que rien ni personne ne peut arrêter.

Toutes mes craintes, toutes mes peurs, tous mes doutes s’envolent comme par magie. Je deviens insouciante et légère, la paranoïa n’existe quasiment plus et je vois la vie en rose.

 

Bref, je suis tombée amoureuse de l’Italie et je ne m’en suis jamais remise.

 

 

stage d'italien à Venise séjour linguistique italien en Italie

 

Découvre mon stage d’italien à Venise pour
vivre italien à Venise : le stage intensif d’italien

  •  
  •  
  •  
  •  
  •   
  •  
  •  
  •  
  • 24
  •